Bilan 2011 du blog

•2 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

La salle de concert de l’Opéra de Sydney contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 12 000 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 4 représentations à guichets fermés pour pour qu’autant de personnes le voient.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Les voeux de Marcel Folléa

•31 décembre 2011 • Laisser un commentaire

Je viens de les recevoir, et je suis tellement en phase avec ce message que je ne résiste pas au plaisir d’en faire profiter tous les lecteurs de ce blog :

“2012. Le millésime tant espéré. Jamais je n’aurai attendu la nouvelle année avec autant d’impatience. L’année des présidentielles. J’ai vécu le 6 mai 2007, comme une insulte à la démocratie. Et les 5 années qui viennent de s’écouler n’ont fait que conforter les immenses craintes qui étaient miennes.
Céder devant la boulimie meurtrière de spéculateurs qui créent la pénurie et spéculent sur le blé, le riz, le mil…
Affamer la planète…
Nier les peuples et pour finir les punir d’une erreur, d’une horreur dont ils ne sont pas responsables, voilà le bilan sans nuances de celui qui s’est autoproclamé Président du pouvoir d’achat et n’a cessé avec ses amis, d’utiliser la crise comme bouclier pour exorciser le sien.
Des spéculateurs qui jouent avec l’argent virtuel comme des ados à la Play Station, au détriment de l’économie réelle à laquelle il ne faut plus prêter d’argent, pour rassurer les marchés. Des spéculateurs qui nous demandent de rassurer les ordinateurs qui se substituent à leur incompétence et à leurs carences.
Sans âme, sans foi ni loi, cette nébuleuse de la finance dont on ne prononce jamais le nom des responsables, détruit les économies, les démocraties, les services publics, le pacte républicain sur lequel repose les valeurs de notre pays et cette merveilleuse exception française.
Arrogance, suffisance, mensonge, cupidité, auront été cette année les mamelles de la France.
Alors, aujourd’hui mon seul voeu dont l’exaucement pourrait répondre à une immense partie de tous les voeux que je pourrais formuler à votre intention c’est :
AU REVOIR NICOLAS ! KENAVO NICOLAS ! IKUS ARTE NICOLAS ! ADIEU NICOLAS ! SALUTU NICOLAS ! ADESSIATZ NICOLAS ! WEDERSAH NICOLAS ! AU REVOIR NICOLAS ! KENAVO NICOLAS ! IKUS ARTE NICOLAS ! ADEU NICOLAS ! SALUTU NICOLAS ! ADESSIATZ NICOLAS ! WEDERSAH NICOLAS… !”

Pour une économie sur les réceptions du Conseil Général de Côte d’Or

•8 décembre 2011 • 2 Commentaires

Comme tous mes collègues du groupe des forces de progrès au Conseil Général de Côte d’Or, je ne participerai pas au déjeuner de gala du 16 décembre à la cité Henri Berger.

Voici la lettre envoyée par Jean-Claude Robert, notre président de groupe à M. Sauvadet :

“Monsieur le Ministre,

Par souci de correction, j’ai l’honneur de vous informer qu’aucun élu membre du groupe des Forces de Progrès ne participera au repas de la session budgétaire auquel vous les avez invités le 16 décembre prochain.

Cette décision collective fait suite à une analyse dont il ressort en effet que nombre de concitoyens connaissent des difficultés grandissantes dans leur vie quotidienne. La situation financière du département est elle-même très tendue. Dépenser sans compter dans de telles réceptions nous paraît tout simplement indécent dans ce contexte.

Ce pourquoi non seulement nous n’y participerons pas, mais nous vous appelons à prendre conscience de l’injure ainsi faite à la justice et à l’équité en organisant autant de réceptions (1 repas de session budgétaire en décembre, 1 réception des maires en été, 4 cérémonies de voeux en janvier…) L’augmentation des frais de réceptions et de cérémonies depuis 2008 en est la traduction budgétaire. Pour mémoire : le budget “fêtes et cérémonies” était de 55 000 € dans le compte administratif 2008 et de 234 077 € dans le compte administratif 2010, soit une multiplication par 4.

Il y a là à nos yeux matière à faire de réelles économies.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations distinguées.”

 

 

LA RIVIERE LI, LA VENISE CHINOISE ET SHANGHIA, TROIS SITES MAJEURS DE CHINE

•28 juillet 2011 • 2 Commentaires

Tout voyage en Chine comporte obligatoirement une croisière sur la rivière Li entre Guilin et Yangshuo. C’est l’image que l’on voit dans toutes les pubs sur la Chine, c’est celle qui donne envie de faire le voyage au même titre que la baie d’Halong pour le Viet-Nam.

Malgré la brume, nous ne serons pas déçus : ces milliers de «pains de sucre» qui parsèment toute la région forment un paysage irréel et l’on a peine à maîtriser le déclencheur de l’appareil photo tellement il ne peut que crépiter.

La visite des rizières et des villages enserrés dans ce paysage nous permettra d’approcher la population pas toujours consciente des merveilles qui l’entoure mais qui heureusement commence à pouvoir profiter de cette richesse touristique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les y aider, le grand réalisateur de cinéma, Zhan Yimou a créé un grand spectacle historique avec plus de 600 figurants (les paysans de la région) qui attire chaque soir plus de 3000 spectateurs éblouis…

Suzhou et le village de Luzhi forme la Venise de l’orient. Une réputation pas volée : un petit circuit en gondole sur les canaux, pilotés par une gondolière qui pousse sa ritournelle nous permettra de découvrir des paysages villageois et des visages très photogéniques.

La promenade dans les ruelles nous fera rencontrer de nombreux touristes Chinois venus de toutes les régions. Pour la plupart, ceux-ci n’ont jamais voyagé qu’en Chine et n’ont jamais vu d’occidentaux (sauf peut-être à la télé ?). Cela expliquera les innombrables demandes qu’ils nous feront de nous prendre en photo en leur compagnie !

Les jardins de Suzhou et de Shanghai sont un autre ravissement et offrent aux belles Chinoises un cadre idéal pour se faire photographier.

Suzhou est également la capitale mondiale de la soie (30 % de la production mondiale). La visite d’un atelier de dévidage des cocons nous permettra de comprendre la raison du prix et de la qualité de ce tissu de luxe. Comme pour tout le reste en Chine, nous constaterons que la contrefaçon est un sport national et que dans tous domaines il existe partout, dans la rue, mais aussi dans les magasins, des objets (et même des billets) contrefaits dont certains sont vraiment très difficiles à déceler.

Shanghai, c’est le contraste du Moyen-âge avec sa vieille ville et du 21ème siècle avec son quartier d’affaires plus impressionnant que New-York (3500 grattes-ciels dont l’un des plus hauts du monde, le Hyatt, plus de 100 étages…)

La véritable surprise se trouve la nuit où les lumières submergent la ville, les échangeurs d’autoroutes d’un bleu lumineux et surtout, à la fois la vieille ville dont les toits s’illuminent et le quartier de Pudong dont les tours rivalisent de couleurs et d’intensité.

La nuit, sous la pluie...

C’est à Shanghai que l’on comprend comment dans très peu de temps, la Chine redeviendra la première puissance mondiale : une croissance à deux chiffres depuis plus de 15 ans, un niveau de vie qui dépasse le nôtre en ville (les campagnes ont encore des progrès à faire, mais comme chez nous, l’exode rural les guette…), une compréhension et une adaptation parfaite à la mondialisation, une maîtrise de la crise par la relance et la baisse des taxes, un encadrement de la population par un équilibre entre la répression et la libéralisation et surtout un génie du commerce qui semble inné…

C’est un voyage très enrichissant, que nous ne regrettons pas d’avoir fait maintenant : plus tôt aurait peut-être été plus pittoresque (quoique…), plus tard aurait été incomplet, le modernisme semblant prêt à tout balayer, même le patrimoine historique s’il est un frein à l’expansion…

Vous trouvez pas qu'on a les yeux bridés ?

LE SICHUAN ET LE YUNNAN, LA CHINE RURALE ET SES MINORITES

•24 juillet 2011 • 2 Commentaires

Chengdu, capitale de la province du Sichuan va nous réserver de nouvelles surprises.

Le centre de protection national des pandas géants va nous permettre d’admirer ces véritables fossiles vivants, en liberté dans leur milieu naturel.

Animaux protégés, car en voie de disparition, ils vivent entre 1500 et 3000 m d’altitude, ne se nourrissant que de feuilles de bambou.

Gros nounours proche du raton-laveur, il paraît très pacifique et même un peu cabot. Il passe son temps à manger puis à dormir. Il ne se reproduit qu’une fois tous les trois ans après un accouplement unique qui, s’il réussit, ne donne naissance qu’à un seul individu qui mettra lui-même 5 ans à devenir adulte !

Chengdu possède également une vieille ville magnifiquement restaurée et entretenue, où la vie diurne et nocturne grouille littéralement dans un décor de cinéma avec maisons de thé, ateliers d’artisans, restaurants (où nous goûterons avec modération les plats très épicés du Sichuan) et bars.

Nous remarquerons un changement dans le physique des autochtones, beaucoup plus grands que les Chinois de l’est et des femmes très élégantes, très haut-perchées sur des talons improbables…

Située à 2400 m d’altitude, Lijiang jouit d’un climat très agréable. Elle est la capitale de la minorité ethnique des Naxi qui parlent le tibéto-birman. Nous auront l’occasion de rencontrer la religion tibétaine lors de la visite d’une lamaserie (temple tibétain).

Lijiang possède une vieille ville absolument magnifique qu’on dirait artificielle, tellement ses moindres recoins nous entraînent à photographier ces véritables tableaux (300 ponts enjambent des canaux qui courent dans des ruelles pavées de grosses pierres et bordées de jolies maisons en bois ornées de plantes de montagnes).  Cette vieille ville, classée au patrimoine mondial, est devenue un site touristique majeur pour les Chinois mais reste encore un peu ignorée des étrangers (cela ne va pas durer, le voyage vaut vraiment le coup…)

La vie diurne et nocturne y est très active et bruyante, on peut y manger partout 24 h sur 24 ( dans les échoppes nous avons d’ailleurs pu tester agréablement (mais oui !), les sauterelles grillées et autres larves de toutes tailles et toutes couleurs (à recommander pour l’apéritif…) par contre nous n’avons pas encore osé goûter la viande de chien…

Également classée au patrimoine mondial de l’Unesco, Dali est une autre capitale régionale des minorités Baï. Le déplacement par la route nous permettra de toucher la Chine rurale profonde avec ses arrêts routiers pittoresques (marchés ambulants, toilettes collectives pour le moins primitives…)

Une mini croisière sur le lac Erhaï, une visite de village nous permettront d’assister à une cérémonie traditionnelle du thé (avec dégustations et danses) et à une démonstration de fabrication des célèbres  batiks.

Une promenade nocturne dans la rue après un excellent repas nous permettra de constater que la prostitution, longtemps interdite en Chine, a maintenant pignon sur rue (développement du tourisme oblige…), c’est le cas de le dire, car presque comme à Amsterdam, les hôtesses attendent le client à cinq ou six sur des canapés dans une pièce donnant directement sur la rue avec le volet ouvert (maison pas vraiment close).

Kunming, la capitale du Yunnan ne nous enthousiasmera pas malgré son marché aux fleurs et aux oiseaux, mais elle semble une étape obligatoire pour une bonne connexion aérienne.

LA SOCIETE CHINOISE ET LES CHINOIS

•23 juillet 2011 • Laisser un commentaire

C’est sans doute ce qui m’a le plus surpris en Chine : les Chinois eux-mêmes, leur mode de vie, leur système politique, leur psychologie…

Bien sûr, la Grande muraille est impressionnante, la cité interdite est grandiose, l’armée en terre cuite est époustouflante, mais pour toutes, on a déjà vu de nombreuses images…

Les Chinois par contre, il faut les côtoyer un certain moment avant de les comprendre. Jamais le matin ils ne vous demanderont si vous avez bien dormi (ils s’en fichent), mais si vous êtes bien réveillés (là ça peut les concerner…)

Leur abord est plutôt froid et peu fraternel (sauf si vous êtes susceptibles de leur apporter quelque-chose). Leur langue et leur écriture n’aident pas à une compréhension meilleure, même si on fait un effort, ce n’est jamais la bonne intonation et vous ne dites en fait jamais ce que vous croyez. Ils sont très loin d’être délicats, c’est à celui qui fera le plus de bruit dans la rue en rotant, en pétant ou en crachant. Le bruit semble être leur élément vital, dans un train ou un avion, ne vous mettez pas à côté de deux chinois si vous ne voulez pas avoir les oreilles cassées en permanence…

Une écriture jolie mais obscure

Le régime, même si depuis chez nous on en doute parfois, est bien communiste. Au niveau international, ils ont adopté l’économie de marché et on su prendre le meilleurs du capitalisme. A l’intérieur par contre, ils n’ont pas pris le pire du capitalisme et restent l’un des pays les plus sociaux du monde : la retraite se prend entre 45 et 60 ans, et malgré l’immense population et la politique de l’enfant unique, il n’y a pas de problèmes pour la payer. Il y a très peu de chômage, lorsqu’un service est modernisé, qu’une personne est remplacée par une machine, la personne reste employée pour accompagner les gens ou former les plus jeunes. Le travail est organisé de façon a faire tourner les équipements 24 h sur 24 et 365 jours par an (c’est les trois huit à l’échelle d’un pays), les magasins ne ferment pratiquement pas, le travail de construction, de voirie, de nettoyage est également permanent. Pourtant les Chinois ne travaillent pas plus de 40 h par semaine (45 au maximum), mais se relaient à plusieurs sur un même poste.

Partout, même à la campagne, le nettoyage est assuré en permanence

Les transports en commun sont presque gratuits (0,4 € le bus ou le métro), les retraités payent tout demi-tarif et à partir de 75 ans tout est gratuit (y compris la nourriture !)

L’école est gratuite jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire, ensuite, il existe des bourses, ou pour les jeunes sans moyens mais aux capacités reconnues, l’état leur paye entièrement leurs études s’ils s’engagent à travailler dix ans pour l’état (c’est ce qui existait chez nous avec l’école normale d’instituteurs et qui a bêtement été supprimée par le gouvernement Chirac en 1975).

Le portable est encore plus omniprésent que chez nous...

Lors de la crise, pour relancer l’économie, ils ont baissé les taxes de moitié (y compris la TVA et l’essence) si bien que la consommation a décuplé et qu’ils ont conservé malgré la crise, une croissance à deux chiffres.

L’état possède toutes les terres et les terrains, si quelqu’un veut construire une maison, un magasin, une usine, il doit passer un bail emphytéotique avec l’état. A sa mort tout revient à l’état, ou alors, il faut passer un nouveau bail avec l’état.

Nous n’avons pas vu de misère, même à la campagne. (Les paysans n’ont pas droit à la retraite, mais ils possèdent leur terre et leur maison). Les automobiles ont remplacé les vélos (c’est d’ailleurs un problème dans les grandes villes, Pékin a dû construire récemment son 6ème périphérique !…) Pourtant les camions n’ont le droit de circuler en ville que de 1h à 5h du matin.

Bien sûr, cela reste un état policier et les contrôles de sécurité sont très nombreux (les caméras de vidéosurveillance aussi…) Pourtant l’étau semble se desserrer un peu. J’ai pu accéder facilement à internet sans avoir eu l’impression d’être surveillé, voire censuré, mais je n’en suis pas certain…

L'armée est peu visible, mais semble prête en permanence à intervenir

Du côté de l’histoire, on savait que cette civilisation était extrêmement riche, ce que j’ignorais par contre, c’est que 80% des Chinois n’avaient pas de religion. Le Bouddhisme, religion venue de l’Inde est cependant la première du pays. Par contre l’explication de son arrivée en Chine est étonnante. C’est un empereur qui ne savait pas comment justifier auprès de son peuple que lui et ses proches étaient riches et heureux face à eux, si pauvres et malheureux.

La religion lui a permis de les convaincre que s’ils souffraient sur terre c’est que dans une vie antérieure ils avaient sans doute fait de vilaines choses et que de toutes façons, leurs souffrances leur garantissaient à la fin de leur vie terrestre, l’accès au Nirvana ! (N’est-ce pas aussi ce que promettent d’autres religions…)

CHINE : PREMIER CONTACT

•20 juillet 2011 • Laisser un commentaire

Amateur de grands voyage, j’ai toujours hésité à prendre la Chine pour destination.

Vu ce qu’on sait et la vitesse à laquelle se développe ce pays, j’ai pensé qu’il était désormais essentiel d’y aller dès maintenant de peur de ne plus retrouver l’authenticité de cet empire légendaire.

Dès notre arrivée à Pékin, on a senti qu’il était déjà bien tard… Plus de vélos, même presque plus de deux roues motorisés, des voitures, des voitures, des embouteillages partout, malgré les six périphériques et malgré les transports en commun très performants et pratiquement gratuits !

Pékin, c’est New-York puissance dix…

Heureusement, les temples sont encore là pour nous replonger quelques siècles en arrière : le temple des lamas, le temple du ciel avec le plus grand Bouddha debout en bois du monde (on a construit la pagode autour de lui…)

Les tombeaux des Ming et la célèbre voie sacrée rappellent la puissance de cette dynastie (1368-1644).

Mais le but ultime de cette visite en Chine, c’est bien sûr «la Grande Muraille» !

On a l’impression de la connaître tellement on a vu d’images, mais pourtant on n’est pas déçu. Rien que cette excursion vaut largement le voyage. Je ne sais pas comment ont fait les guides touristiques pour présenter des photos sans personne…

Il faut aller au col de Badaling à 80 km de Pékin pour voir la partie la plus spectaculaire (mais aussi la plus fréquentée…) Épousant parfaitement le relief des montagnes, la muraille présente quelques montées impressionnantes (et épuisantes…) La descente est encore plus époustouflante et surtout elle met les genoux à rude épreuve.

La gastronomie nous récompense ici toujours de nos efforts, les nombreux thés (pour la soif, mais aussi une bière très douce et peu alcoolisée) les plats salés-sucrés présentés sur tables tournantes et surtout le fameux canard laqué spécialité de Pékin (pour la faim) ainsi que les deux spécialités de Xi’an, les raviolis garnis (nous en avons testé 21 différents…) et la succulente fondue chinoise.

Seul problème jusqu’à aujourd’hui, la clim un peu trop fraîche, en contraste avec un climat très chaud (38 °C) et souvent moite…

La Cité Impériale où a été tourné «Le dernier Empereur» (ça nous a donné envie de revoir le film) est encore plus grandiose qu’on pouvait se l’imaginer. Une journée ne suffit pas pour la visiter (c’est d’ailleurs la destination préférée des touristes Chinois, et ça ne facilite pas les choses…) L’évocation de la vie des concubines (plus d’une centaine, quelle santé ces empereurs !…) dans cette prison dorée fut particulièrement émouvante, une vie sans perspective que d’être soumise au bon vouloir de son maître et de survivre aux rivalités entre femmes.

Avant d’arriver à la cité interdite, il faut traverser la célèbre place Tien-An-Men, où la plupart des pouvoirs ont vacillé, le dernier en date n’étant pas si ancien, même si là, le pouvoir a su se maintenir en maniant habilement la carotte et le bâton. Le mausolée de Mao y trône en bonne place, ainsi que le portrait géant du grand Timonier.

Une nuit de train couchette plutôt confortable nous mène à Xi’an avec un climat très différent, une pluie presqu’ininterrompue. Ça ne fait rien, l’attraction essentielle, qui a elle seule vaut le voyage en Chine est sous abri : le tombeau du premier empereur Qin avec pour le protéger la fameuse armée enterrée.

Plus de 7000 statues en terre cuite grandeur nature, reproduisant exactement les traits de chacun de ses vrais soldats, ont été enterrées devant son tombeau et face à l’ennemi, comme pour le protéger même dans l’au-delà.

Un spectacle impressionnant, surtout qu’en entrant dans la première salle, on se retrouve face à une rangée d’une vingtaine de colonnes de soldats d’un mètre 80 qui vous fixent sévèrement. Passée la première surprise, on s’émerveille de la précision du détail dans chacune des statues. L’ampleur et la démesure de cette entreprise montre la puissance que devait avoir cet empereur, le premier à avoir réussi à unifier la Chine.

Un autre enchantement fut le spectacle de danses Tang le soir, une véritable reconstitution historique de ce que devaient être les spectacles présentés aux empereurs de Chine…


UNE SALLE DE SPORT POUR LE COLLEGE

•13 mars 2011 • 4 Commentaires

Lors du dernier conseil d’administration du collège je suis intervenu pour informer les délégués du conseil de deux initiatives que j’avais prises en faveur du collège.

Tout d’abord le lancement de l’étude pour la construction d’une salle de sports chauffée. L’avant projet vient d’être adopté par les services du conseil général et bientôt le projet définitif sera présenté pour une construction sur l’année scolaire 2011/2012.

Son coût sera d’environ un million d’euros entièrement pris en charge par le département.

Elle sera située dans la partie ouest de la cour actuelle avec un accès possible directement depuis la Perrière pour permettre aussi aux associations de profiter de ce bel équipement.

Elle offrira un préau supplémentaire et surtout des vestiaires, douches, sanitaires, bureau des professeurs et local de rangement.

La seconde initiative est l’achat de 34 microordinateurs individuels à destination des élèves de 3ème. Cet achat pour un montant de 9000 € a été fait grâce aux concours du SIVOS de Savoisy, du club informatique de l’ASCLE et du Foyer Socio Educatif du collège.

Ces ordinateurs commencent à être utilisés par les élèves qui pourront bientôt les emporter à la maison. Ces machines pourront à terme remplacer les livres et même pour les professeurs qui le souhaitent, les cahiers.

Au cours de ce conseil, je suis également intervenu pour m’offusquer de l’importante baisse des moyens humains attribués au collège de Laignes par l’état (Education Nationale), ce qui entraînera pour l’année scolaire des effectifs de classes dépassant les normes (30 ou même 31 élèves par classe) et ne permettant plus un enseignement de qualité. Les disciplines expérimentales ne disposeront plus de classes dédoublées et ne pourront donc plus faire d’expériences.

J’ai donc proposé une motion qui a été votée à l’unanimité des votants de ce conseil d’administration :

“La répartition de la DHG par le chef d’établissement est la meilleure possible en fonction de la dotation.

elle ne respecte pas cependant une qualité minimum d’enseignement nécessaire dans un collège.

Une baisse de 18% de la dotation pour une baisse de seulement 7% de l’effectif paraît excessive et ne permet plus une répartition acceptable.

Le Conseil Général a fait et fait encore de gros efforts financiers pour équiper tous les collèges d’équipements modernes (salle multimédia par exemple) prévus pour 24 élèves  maximum et qui ne pourront plus être utilisés à cause d’effectifs de classe trop importants.

En conséquence, les membres du conseil d’administration demandent aux autorités académiques d’accorder au collège de Laignes des moyens supplémentaires de façon à pouvoir fonctionner dans des conditions minimales.”

 

La C.A.P.A. des P.E.G.C.

•7 février 2011 • Laisser un commentaire

J’ai siégé la semaine dernière en tant que représentant du syndicat des enseignants UNSA à la Commission Administrative Paritaire Académique des Professeurs d’Enseignement Général des Collèges.

Il s’agit deux ou trois fois par an de décider des mutations, des promotions et des progressions de carrière des PEGC. Ce corps étant en voie d’extinction, ces CAPA ne servent plus à grand chose. Les passages d’échelons sont maintenant automatiques, il n’y a plus de passage au choix ou au grand choix, tout le monde passe à l’ancienneté. Il faut même maintenant en classe exceptionnelle attendre 4 ans pour gravir un échelon (à quoi servent les notes ? à quoi servent les inspections ? où se trouve la politique du mérite si souvent évoquée ?)

A l’ordre du jour de cette CAPA, il n’y avait qu’une seule demande de mutation pour toute l’Académie ! C’est bien la preuve que ce corps est complètement bloqué et qu’aucune perspective de carrière n’est proposée à ces enseignants.

Pourtant depuis plus de 15 ans l’Etat et le Ministère s’étaient engagés à offrir aux PEGC les mêmes perspectives de carrière que les certifiés. Cette promesse n’a jamais été tenue et tous les PEGC qui sont partis à la retraite et ceux qui vont y partir prochainement n’atteindront jamais l’indice terminal qui devait leur offrir des retraites décentes!…

Au nom de mon Syndicat, j’ai fait une déclaration préalable, lors de cette CAPA, à transmettre au Ministère :

“Cette CAPA doit être l’occasion de faire remonter au ministère et aux plus hautes autorités de l’état la situation d’extrême exaspération des personnels de l’éducation nationale et en particulier des PEGC.

Ces personnels se sentent méprisés, brimés, humiliés.

Dans le même temps où ils apprennent que leurs dirigeants seront bénéficiaires de primes et autres gratifications, ils constatent qu’en 2011 leur pouvoir d’achat va encore diminuer considérablement : hausse de l’inflation, hausse des cotisations retraite, non revalorisation du point d’indice…

Au niveau des conditions de travail, l’année 2011 va enregistrer une dégradation sans précédent : 312 élèves de plus mais 186 postes de professeurs en moins. Depuis 2005, l’effectif élèves a baissé de 4,7%, celui des professeurs de 14,7%. On parle d’un réaménagement du rythme de travail, les personnels sont pour, mais chaque fois qu’ils ont participé à des concertations, jamais leur avis pour le bien être des enfants n’a été retenu. Seuls les lobbies des grands groupes organisateurs de vacances ont été entendus pour augmenter encore leurs profits.

La réforme de la retraite va toucher de plein fouet cette profession dont la pénibilité n’est plus reconnue alors que pourtant ce métier est devenu beaucoup plus pénible qu’il y a quelques années. On trouve d’ailleurs de moins en moins de jeunes qui osent s’aventurer dans cette carrière. Ceux qui malgré tout, par passion, se dévouent, sont vite découragés et les nouvelles conditions de démarrage de carrière entraînent de nombreuses démissions dont les statistiques ne sont pas publiées.

La suppression de la CPA (cessation Progressive d’Activité) qui était déjà devenue peu attractive ne va même plus permettre d’aménager les fins de carrière.

La liste serait encore longue, mais elle est bien connue, car les personnels ont l’impression d’être victime d’une entreprise systématique et bien structurée de démolition de l’institution et de privatisation larvée de l’éducation nationale.

L’ambiance dans les salles de professeurs montre une révolte unanime contre une méthode qui met l’avenir des enfants au dernier rang.”

Un maire polémique

•7 février 2011 • Laisser un commentaire

Lors du dernier conseil municipal et devant l’attitude très polémique du Maire ces dernières semaines, j’ai été contraint en accord avec les élus du groupe “Pour que Laignes avance” de faire une déclaration solennelle :

“Monsieur le Maire, dans votre bulletin municipal, vous écrivez que vous faites “en sorte que l’animosité laisse la place au travail”.

De notre côté, depuis trois ans, nous avons toujours pratiqué une opposition constructive, faisant des propositions, votant les projets qui nous semblent positifs et ne bloquant pas le fonctionnement du conseil municipal.

De votre côté, malgré vos déclarations, vous nous maltraitez, vous nous méprisez, vous nous insultez :

- Depuis trois ans, certains d’entre nous ne peuvent participer à aucune commission municipale.

- Depuis trois ans, la commission des finances nous est interdite.

- Depuis trois ans, vous refusez de me saluer, une attitude totalement antirépublicaine. Si moi de mon côté, j’avais refusé de serrer la main de tous ceux qui m’ont attaqué, souvent injustement, je pourrais rester longtemps les mains dans les poches. Vous aviez pourtant, juste après votre élection, déclaré que vous alliez arrêter ces pratiques.

- Il y a quelques semaines, vous avez rayé ma fille des listes électorales, alors qu’elle est étudiante à ma charge, que je paye des impôts, de l’électricité, de l’eau à Laignes et que j’y suis élu depuis bientôt 30 ans.

- Dans votre bulletin, vous évoquez une condamnation que nous aurions reçue, alors que vous savez que l’affaire n’a pas été jugée, le tribunal ayant considéré que nous n’étions pas habilités à présenter ce recours. Je vous défie de trouver le mot “condamnation” dans le jugement du tribunal administratif que je tiens à votre disposition. De plus, vous faites allusion à une loi du 12 juin 1984 qui n’existe pas!… Je vous invite à être plus prudent et plus précis dans vos écrits, surtout quand le délai d’appel court encore…

- Dans le même écrit, vous insultez les cinq élus de la liste “Pour que Laignes avance” en les qualifiant de “mes élus”. Les élus sont tous indépendants, cette action a été décidée en commun et à l’unanimité. En aucun cas, les élus d’opposition ont subi une quelconque pression.

Monsieur le Maire, par vos écrits et par votre attitude, vous cherchez non pas à apaiser l’animosité, au contraire, vous l’alimentez.”

A cette déclaration, le Maire a répondu qu’il ne changerait aucunement son attitude, ce qui montre bien que ses écrits indiquant qu’il privilégie le travail à la polémique sont des mensonges et que son mode de gouvernance est basé sur le sectarisme et l’exclusion.

Il a aussi réaffirmé que jamais il n’accepterait l’inscription de ma fille sur les listes électorales de Laignes. C’est ainsi qu’il espère rester au pouvoir, en éliminant les personnes susceptibles de ne pas voter pour lui. Quelle dérision, quel esprit démocratique!…

Il a justifié son refus de me saluer par le fait que je l’ai accusé, lorsqu’il était adjoint, d’avoir manipulé de l’argent public sans avoir créé une régie financière pourtant obligatoire dans les collectivités. Il faut rappeler qu’à l’époque il avait déposé plainte en diffamation contre moi et que c’est lui au contraire qui avait été condamné par le tribunal correctionnel de Dijon le 18 novembre 2008. Il a été “déclaré coupable de diffamation envers un dépositaire de l’autorité publique” (contrairement au maire, je reproduis ici les termes exacts du jugement du tribunal).

Le fait qu’il traite mes collègues élus sur la même liste que moi de “mes élus”, montre comment il considère lui-même les autres élus de sa propre liste. De notre côté nous ne fonctionnons pas comme cela…

 
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