Une lettre ouverte qui illustre parfaitement l’avis de nombreux Côte d’Oriens

•11 février 2013 • Poster un commentaire

Le Maire d’Aisy sous Thil vient de faire paraître une lettre ouverte au Président du Conseil Général qui reflète l’avis de nombreuses personnes que j’ai rencontées. Je la publie intégralement ci-dessous et m’y associe à 100 % :

 

Lettre ouverte à Monsieur le Président du Conseil Général de la Côte d’Or.

Monsieur le Président, j’ai pris connaissance du dernier numéro de Côte d’Or magazine et je suis consterné par la couverture du magazine.

Quelle image donnez-vous à ce si beau département ! La  photo d’un village gris cendre avec un titre menaçant qui annoncent l’apocalypse.  Vous le chantre de la ruralité, vous affirmez la défendre ; moi,  je la vis au quotidien.

Comme élu local, je milite pour cette ruralité sur le terrain, avec bon nombre de vos amis. Je peux vous assurer que nous avons une vraie solidarité qui dépasse de loin l’animosité politicienne  dont vous faites preuve à chaque instant et que vous  exprimez sans relâche. Cette obsession va jusqu’à diffuser vos points de vue par des envois réguliers de courriers aux 8354  élus municipaux en puisant dans les ressources du département.  Cette verve qui pourrait n’être que l’expression d’une opposition légitime devient une provocation qui ne peut qu’engendrer  clivage et détestation.

Faut-il vous rappeler que vous avez voté, en son temps, une loi qui faisait disparaître les conseillers généraux et les départements… Cette amnésie est-elle due à votre aveuglement ou à votre quête incessante du pouvoir ?

Vous dites aimer la Côte d’Or, je crains que, par-dessus tout, vous n’aimiez que vous-même. Cette intempérance nous oblige aux comportements pulsionnels : nous ne pouvons que vous aimer ou vous haïr. C’est ce que vos propos engendrent et c’est ce que ce dernier numéro de la revue départementale confirme.

Ce n’est pas cela la politique et ce n’est pas cela la démocratie. Permettez-moi de vous  remémorer ce qu’en dit le philosophe Paul RICOEUR : « Est démocratique, une société qui se reconnait divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité d’associer à parts égales chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions en vue d’arriver à un arbitrage ». Mais, peut-être que vous ne prisez pas cette philosophie ?

Avec l’expression de mon respect républicain.

Lionel JULIENNE,

Maire. Le 3 février 2013.

2012 in review

•31 décembre 2012 • Poster un commentaire

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

En voici un extrait :

4.329 films ont été soumis au festival de Cannes cette année. Ce blog a été vu 13 000 fois en 2012. Si chaque vue était un film, ce blog pourrait supporter 3 festivals.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Laignes, siège du premier festival international des étudiants de cinéma

•14 juillet 2012 • Poster un commentaire

Patrick LEBOUTE, professeur et conférencier dans la plupart des hautes écoles Belges et Françaises de cinéma cherchait depuis quelques temps un lieu cinéphile à la campagne pour organiser une grande rencontre entre ses étudiants et des grands noms du cinéma.

Un lieu qui dispose des infrastructures cinématographiques, mais aussi des possibilités d’accueil pour plus de cent personnes.

Ses relations de longue date avec le cinéma Eldorado de Dijon, l’association Plan 9 (ex. Amis de l’Eldo) et l’association Panoramic 21 que j’ai l’honneur de présider l’ont amené à connaître Laignes, un village accueillant et très bien équipé.

Des echanges passionnants

Le cinéma VOX a donc pendant une semaine été le siège de projections en avant première, de conférences et de discussions de très haut niveau autour du cinéma.

Le village et ses environs ont mis à disposition hôtels, restaurants, chambres d’hôte, hébergements chez l’habitant, camping et même camping sauvage organisé sur le stade de football grâce à la Mairie…

Les autochtones ont vu défiler dans les rues plus de jeunes qu’en une année entière ordinaire et les commerçants ont vu leur chiffre d’affaire passablement augmenter…

Des grands noms du cinéma Français comme Jacques Rozier (pape de la Nouvelle Vague), Jean-Louis Comolli (Les cahiers du Cinéma), Jean-Pierre Daniel (Ecole et Cinéma) sont venu présenter leur dernier film en avant-première.

Jacques Rozier

Jacques Rozier

Jean-Louis Comolli

Jean-Louis Comolli

Jean-Pierre Daniel

Jean-Pierre Daniel

Alejandra Riera

 

 

Illisa Barbash

Illisa Barbash

Des réalisateurs étrangers comme Alejandra Riera ou Illisa Barbash se sont livrés au même exercice.

D’importants documentaristes comme Jean-Louis Le Tacon, Anne Commode, Nazim Djemai ou Denis Gheerbrant ont fait profiter les festivaliers de leur expérience.

Ce fut également l’occasion de voir et discuter autour des dernières productions souvent encore en cours de montage de jeunes réalisateurs comme Alice Diop ou Karine Guiho.

Beaucoup des étudiants présents étaient également venus avec les rushes de leur premier film pour les présenter et les confronter à l’œil aiguisé des grands professionnels, mais aussi de leurs collègues venus des quatre coins de France, de Belgique mais aussi d’Italie…

une salle très attentive

La magnifique ambiance, l’organisation très conviviale (repas organisés à la salle des fêtes, foyer d’accueil à l’ancien café de la Fontaine, accès internet permanent à la cinémathèque, télévision à disposition pour les fans de foot, vin d’honneur par la municipalité, taxi permanent vers les gares par Panoramic, concert gratuit en plein air, vide-grenier et marché gourmand…) ont fait que chacun, à l’issue du festival a souhaité que l’expérience soit renouvelée l’année prochaine.concert Molo Sayat

Certains festivaliers ont même souhaité prolonger leur séjour, si bien que le VOX est resté deux jours de plus ouvert, le premier pour permettre aux étudiants de projeter encore plus de leurs films et le second pour ouvrir la séance de clôture à toute la population par la projection gratuite et en avant-première mondiale du film de Miguel Gomes « TABU » qui a obtenu le grand prix de la critique internationale au dernier festival de Berlin et qui ne sortira que le 5 décembre prochain sur les écrans !…

Cannes 2012, un plutôt bon cru

•25 mai 2012 • Poster un commentaire

Si la programmation 2012 aura du mal à atteindre l’exceptionnelle qualité de celle de 2011 (la meilleure à mon avis des 28 dernières années), elle restera sans doute dans l’histoire du festival dans les bonnes années.

Sur les 30 films visionnés jusqu’à aujourd’hui, je n’en ai recensé que huit dans la catégorie des moyens ou peu intéressants, c’est dire que 22 ont déjà retenus mon attention.

A la "Semaine de la critique", Parmi les meilleurs je retiens "Au galop" de Louis-Do de Lencquesaing, une histoire d’amour compliquée  qui vient perturber une famille pourtant parfaitement construite et apparemment équilibrée.

Le film doit tout à ses acteurs, tous complètement impliqués dans l’intrigue, en particulier la magnifique Valentina Servi, déchirée entre deux amours aussi profonds l’un que l’autre et Marthe Keller en belle-mère plutôt envahissante…

A la "Quinzaine des réalisateurs, deux films se détachent, "Enfance clandestine" de l’Argentin Benjamin Avila et "Une famille respectable" de l’Iranien Massoud Bakhshi.

Deux films qui à travers l’histoire d’une famille, comptent l’histoire politique de leur pays.

En Argentine, c’est la lutte contre la junte militaire au pouvoir qui traque sans relâche et avec une violence incroyable la moindre résistance.

En Iran, c’est la lutte contre la censure dans l’enseignement et contre la corruption financière des fonctionnaires proches du pouvoir…

En sélection officielle, outre "Paradis-amour" déjà évoqué, quatre films dominent la sélection :

"Lawless (Des hommes sans loi)" de l’Américain John Hillcoat avec Shia Labeouf et Guy Pearce.

"The paperboy" de l’Américain Lee Daniels avec Matthew Macconaughey, Zac Efron, John Cusack et Nicole Kidman.

"La part des anges" de l’Anglais Ken Loach.

"La chasse" du Danois Thomas Vinterberg.

Cannes 2012 : quelques films décalés…

•24 mai 2012 • Poster un commentaire

Dans les projections privées organisées par les distributeurs pour les exploitants, j’ai particulièrement remarqué deux films au comique décalé comme je les aime :

Tout d’abord "les Kaïra" présentés par Gaumont de et avec Franck Gastambide, dont la fraicheur, la spontaneïté, les dialogues, le casting et surtout l’avalanche de gags ont été pour moi une récréation très agréable dans le sérieux général de la programmation Cannoise. D’ailleurs, lors de la présentation, Thierry Frémaux, délégué général du festival n’a pas dit autre chose, ajoutant simplement qu’il pensait que les festivaliers n’étaient pas encore prêt à accueillir ce type de film en compétition officielle.

Les acteurs étaient présents aussi à cette première projection, y compris Ramzy (et Jean Dujardin en supporter du film)

"Le dictateur" avec Sacha Baron Cohen (Borat), présenté par la Paramount est une autre respiration décalée par rapport au sérieux Cannois.

Un acteur fidèle à sa réputation avec des gags situés souvent en dessous de la ceinture. Un message politique à prendre au 118e degré (certains pensent qu’on pourrait le prendre au premier degré, mais c’est vraiment trop gros…) et des allusions non masquées à l’actualité brûlante (Libye, ONU, élections…)

Mais bien que Thierry Frémaux s’en défende, la sélection officielle commence à s’ouvrir à ces films provocateurs et un peu différents.

Preuve l’excellent "Paradis : amour" (j’ai beaucoup apprécié ce film…) de l’Autrichien Ulrich Seidl qui n’hésite pas à aller très loin dans la description du tourisme sexuel des grosses Autrichiennes bien mûres qui partent en Afrique pour se taper de beaux et jeunes garçons noirs.

Une mise en scène impeccable, avec des acteurs exceptionnels (surtout Margarethe Tiesel) qui de façon très réaliste présentent toute la complexité de leurs personnages. Les touristes passent du détestable à la tendresse et les autochtones passent de l’exploité à l’exploiteur…

La section "un certain regard" s’ouvre elle aussi aux films provocateurs avec le dernier opus de Benoît Délépine et Gustave Kervern (Les Grolandais de Canal +) : "le grand soir".

Il faut voir Benoît Poelvoorde dans la peau du plus vieux punk à chien d’Europe ! Albert Dupontel n’est pas en reste lorsque son personnage est licencié, il va avec son frère (et sa mère, Brigitte Fontaine !) préparer la révolution…

Dans la même rubrique mais dans la section de la "Quinzaine des réalisateurs", on peut classer l’excellent "Adieu Berthe (l’enterrement de Mémé)", de Bruno Podalydès avec son frère Denis (toujours aussi génial), Valérie Lemercier et Isabelle Candelier.

Un humour décalé très efficace sur un sujet qui pourtant ne prête pas à rire, l’enterrement de la grand-mère… Mais c’est sans compter sur les trouvailles scénaristiques toujours très originales des frères Podalydès.

Cannes 2012, premiers coups de coeur

•18 mai 2012 • Poster un commentaire

Sur les dix premiers films visionnés lors de ce nouveau festival, je n’ai pas encore vu le chef d’oeuvre de l’année, mais tout de même quelques titres intéressants…

Ce début de festival est marqué par la présence de Tim Roth.

Tim Roth président du Jury "un certain regard" (avec Leïla Bekhti et sylvie Pras)

Président du jury de la section "Un certain regard" (en compagnie de Leïla Bekhti, Sylvie Pras, Tonie Marshall et Luciano Monteagudo), il a présenté le film d’ouverture en compagnie de Thierry Frémaux, délégué général du festival.

Thierry Frémaux ouvre la section "un certain regard"

Le film d’ouverture "MYSTERY", sans hésitation pour moi, le meilleur film de ce début de festival a été présenté par son réalisateur Lou Ye. Après cinq ans d’interdiction de tourner en Chine (à la suite de la présentation à Cannes en 2006 de son film "une jeunesse chinoise"), Lou Ye nous présente un film sombre où l’on voit à travers l’éclatement d’un couple, la corruption de la police et l’influence d’une grande bourgeoisie chinoise (mafia?)…

Lou Ye et ses acteurs

Une intrigue policière assez tordue, dont la complexité est encore accentuée par une caméra virevoltante, mais une direction d’acteurs exceptionnelle et un sens de la mise en scène qui ne nous étonne pas de la part de cet important cinéaste.

Thierry Frémaux, très galant, guide l’actrice Hao Lei

L’autre coup de coeur de ce début de festival est le film d’ouverture de "la semaine de la critique" avec cette fois-ci Tim Roth en tant qu’acteur.

"Broken" du réalisateur anglais Rufus Norris nous permet de découvrir une jeune actrice de 13 ans dont on n’a pas fini d’entendre parler.

La jeune Eloïse Laurence et Tim Roth présentent "Mystery"

En effet, la jeune Eloïse Laurence (qui parle très bien Français) porte le film sur ses épaule par son énergie et son optimisme dans une Angleterre sombre et un quartier où le chacun pour soi semble être devenu un leit motiv…

En ce qui concerne la sélection officielle, on ne peut pas passer sous silence le film de Jacques Audiard "de rouille et d’os" qui sans être du niveau de "un prophète" n’en reste pas moins un excellent film avec deux acteurs exceptionnels.

Jacques Audiard (avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts) arrivent à la conférence de presse

Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts (découvert dans "Bullhead") concourrons chacun sans conteste pour le prix d’interprétation…

Bilan 2011 du blog

•2 janvier 2012 • Poster un commentaire

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

La salle de concert de l’Opéra de Sydney contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 12 000 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 4 représentations à guichets fermés pour pour qu’autant de personnes le voient.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

 
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