Cannes 2010 : J2

Avec mon badge, je peux entrer dans toutes les salles à condition, dans certaines, d’arriver en avance, car elles ont beau être grandes, le nombre de festivalier l’est encore plus. Pour les films porteurs, il faut être là au moins une heure avant.

Pour la grande salle Lumière (2300 places) il faut en plus une invitation (qu’on peut retirer à notre stand des exploitants, ou alors sur internet, s’il en reste) mais là au moins, on n’a pas à faire la queue.

8h30 ce matin, premier film en compétition, première montée des marches. C’est M. Amini, le directeur de Panoramic qui m’a récupéré une invitation. Le film, c’est « CHONQING BLUES », un film du Chinois Wang Xiaoshuai. C’est le retour d’un père absent depuis 10 ans alors que son fils a été abattu par la police. Il comprend que son absence est pour beaucoup dans la dérive de son fils…

Film très lent, sensible mais un peu ennuyeux. Magnifique décor urbain, impersonnel d’une ville en pleine expansion (30 millions d’habitants).

11h30 à nouveau dans la même salle pour le 2ème film en compétition, « Tournée » film français de Mathieu Amalric. J’ai entre temps eu l’occasion de récupérer les dossiers de presse de tous les films présentés aujourd’hui.

Amalric s’est visiblement beaucoup amusé avec son équipe de strip-teaseuses américaines à tourner ce film. J’ai eu du mal à m’intéresser vraiment aux difficultés de ce monteur de spectacles à trouver une salle sur Paris pour terminer sa tournée en France…

14h ouverture de la section « un certain regard », la queue au pied de la salle Debussy fait plusieurs centaines de mètres, je renonce et décide de rentrer manger.

17h30, nous sommes invités à une séance privée réservée aux exploitants pour voir en avant-première le prochain film d’Olivier Baroux avec Kad Merad : « L’Italien » en présence des deux compères.

Kad et Olivier

Kad Merad

Le film est très bien accueilli, il est vrai que l’idée est généreuse : »qu’on s’appelle Dino ou Mourad, on est tous égaux…surtout quand on s’appelle Dino. » Pour ma part, l’hésitation permanente du film entre la comédie pure et la tragédie m’a un peu gêné. Quant à la fin en happy end à l’américaine, elle m’a franchement énervé…

A l’issue de la projection, nous étions invités à un apéritif dinatoire en compagnie de Kad et Olivier et toute l’équipe du film. (Cannes, c’est aussi cela…)

22h15 Il y a toujours une queue importante au pied de la salle Debussy, mais je vais pouvoir entrer voir le film que j’ai raté à 14h, car mes amis Suisses m’ont gardé une place (La stratégie de groupe est vitale à Cannes).

Il s’agit du film Roumain « Mardi après Noël » de Radu Muntean (présent sur scène avec toute son équipe). Film très sensible que j’ai bien apprécié. Paul avoue à son épouse Adriana qu’il a une liaison avec Raluca et qu’il est amoureux. Cet aveux, qui arrive au milieu du film, est un véritable tournant. La réaction d’Adriana en fait la véritable richesse. Surprise, détresse, douleur, colère, raison… La succession des sentiments et des réactions qui s’en suivent sont portées par l’interprétation parfaitement maîtrisée de Mirela Oprisor.

Minuit trente, il fait 22°, il est temps de rentrer.

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~ par jeanpaulnoret sur 14 mai 2010.

Une Réponse to “Cannes 2010 : J2”

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