Cannes 2010 : J3

8h30 troisième montée des marches pour voir hors compétition, le nouveau « Wall street » de Oliver Stone : « Wall Sreet : l’argent ne dort jamais ».

22 ans après son 1er film prémonitoire sur le sujet, Oliver Stone constatant que la réalité avait dépassé la fiction a décidé d’adapter à l’écran le scénario de l’ancien trader Allan Loeb. Une belle réussite à mon avis avec beaucoup de clins d’oeil (musique du bon, la brute et le truand, apparition d’Oliver Stone lui-même, retour furtif de Charlie Sheen…), mais surtout un super Michael Douglas bien épaulé par le jeune Shia LaBeouf.

On est d’emblée plongé dans ce monde de la finance où les millions valsent à la roulette russe, c’est un aperçu saisissant du mode de fonctionnement des USA d’aujourd’hui, sur le plan économique comme sur la façon de penser et de la morale. Il y a également une partie plus humaine, avec de très belles scènes où en particulier, un père tente de reconquérir sa fille après huit ans de prison et de rejet.

Après la projection, j’ai eu le plaisir de revoir Michael Douglas que j’avais déjà vu et photographié en 2007 à Deauville (Ce fut cette fois-ci beaucoup plus bousculé…)

11h45 troisième film de la compétition officielle : « the housemaid » (la gouvernante) du coréen Im Sangsoo.

C’est pour l’instant le film que j’ai préféré : il est beau du début à la fin, c’est un véritable plaisir de cinéphile. Les rapports entre les personnages sont brossés de façon très pertinente. La lutte des classes semble ici à nouveau d’actualité… L’humour n’est pas absent non plus et vient souvent bien à propos pour apaiser une atmosphère parfois tragique.

Il s’agit en fait d’un remake d’un classique du cinéma sud-coréen réalisé en 1960. L’actrice principale, Jeon Do-yeon a déjà décroché le prix d’interprétation féminine à Cannes en 2007 (dans « Secret sunshine »).

Après un excellent cocktail dinatoire au »rendez-vous des exploitants » je subis mon premier refoulement à la salle Bunuel qui est complète (j’étais pourtant arrivé plus de trente minutes à l’avance), je sens que ce week-end de l’ascension va être particulièrement difficile, il y a énormément de monde, lundi je l’espère, ça ira mieux.

Je me rabats sur la compétition parallèle de l’ACID qui présente le documentaire Paraguayen « Cuchillo de palo » de Renate Costa. Une enquête passionnante de la réalisatrice sur les raisons de la mort de son oncle il y a une quinzaine d’années.

Elle découvre sa vie d’homosexuel traqué par le régime fasciste de l’époque. Elle découvre aussi comment il a été marginalisé et même rejeté par sa propre famille. La confrontation entre la réalisatrice et son propre père est impressionnante…

J’avais l’ambition de voir à 22h30 le « Chatroom » de Hideo Nakata, mais devant la longueur de la queue, je renonce…

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~ par jeanpaulnoret sur 15 mai 2010.

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