DEAUVILLE, 2ème week-end

Le soleil est revenu, les bons films aussi, mais Emmanuelle Béart a toujours ses lunettes noires, même en salle!

Parmi les films présentés hors compétition et en avant première, j’en ai retenu deux :

– « GET LOW » de Aaron Schneider. L’avantage des festivals, c’est qu’on va à une projection sans rien savoir à l’avance de ce que l’on va voir. Parfois la surprise est excellente. C’est ce que j’ai vécu avec ce premier film d’un jeune réalisateur. D’abord, l’apparition de Bill Murray en croque mort du farwest dans les années 1930 était une belle promesse. Parmi ses clients inattendus, un vieil hermite détesté de tous, mais apparemment porteur d’un lourd secret.

Pendant tout le film, on attendra la révélation de ce secret. Pour ma part, j’ai déjà attendu une bonne partie du film pour reconnaître sous la barbe et les longs cheveux, l’excellent Robert Duvall. Sissy Spacek vient agréablement compléter ce casting de prestige.

Il n’est pas question pour moi de révéler ce secret, mais à côté de cet aspect à suspens et à rebondissements, on ne peut qu’apprécier la beauté des images et la justesse de la reconstitution d’une époque et d’un contexte…

– « MEET MONICA VELOUR » de Keith Bearden, autre premier film d’un jeune réalisateur, mais là, je savais d’avance qu’il y avait une star, la fameuse Kim Catrall (de « Sex in the city »), au casting, car avant la projection, elle a largement fait plaisir à ses fans, en passant du temps à signer des autographes et à se laisser photographier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle interprète le rôle d’une ancienne star du porno, qui, pour vivre, se produit à nouveau dans un club de stip-tease au fin fond de l’Indiana. Apprenant cela, un jeune adolescent boutonneux qui possède toutes les cassettes de ses anciens films et qui lui voue une admiration sans bornes, va tout quitter pour la rencontrer… 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le festival de Deauville, chaque année, rend hommage à une star. Cette année, il s’agissait d’honorer l’excellente Annette Bening. Le film choisi pour cet hommage ( « Tout va bien! the kids are all right » de Lisa Cholodenko) a été l’un des temps forts de ce festival, car en compagnie d’une autre star de premier ordre, Julianne Moore, elle donne le meilleur d’elle-même à la tête d’une famille avec deux mamans et deux adolescents. Pour avoir ces enfants, les deux mamans avaient fait appel à la banque du sperme. Aujourd’hui, Joni, la fille, décide avec son frère de retrouver le géniteur dont ils sont tous les deux issus.

Les nouvelles lois de bioéthique leur permettent de rapidement arriver à leurs fins. Ils l’invitent alors à diner pour lui présenter leurs mamans… Annette Bening, qui dans le couple, est plutôt le chef de famille, voit arriver un rival. La confrontation amènera des surprises au-dela de ce que l’on pouvait imaginer….

Le seul film Français qui est projeté à Deauville est celui qui, dans l’année, a été primé par le prix Michel d’Ornano (ancien maire de Deauville), il s’agit toujours de très belles découvertes (Depuis qu’Otar est parti ; Brodeuses ; La faute à Fidel ; Johnny mad dog…)

 

 

 

 

 

 

Cette année encore la découverte est intérssante avec le premier film de Alix Delaporte « Angèle et Tony ». Clotilde Hesme interprète une Angèle hypersauvage et en même temps d’une sensibilité à fleur de peau. Elle rencontre Tony, pêcheur Breton un peu rustre, qui vit encore chez maman, mais qui voudrait bien se marier. Leur rencontre plutôt improbable, semble pourtant pouvoir fonctionner, mais elle lui cache une situation  familiale et judiciaire pour le moins compliquée…

 

 

 

 

 

 

 

Alix Delaporte filme la Bretagne et la mer comme elle filme ses personnages, avec beaucoup d’amour et de respect, et cela se voit à l’écran. Une nouvelle carrière à suivre ?…

Arrivons à la compétition : dix films indépendants concouraient comme chaque année et le jeu était de donner son avis, mais aussi de deviner ce que le jury allait décider. Pour une fois je me suis retrouvé d’accord avec celui-ci : les deux films primés ont été les deux que j’ai préférés :

Tony Gatlif et Denis Lavant, membres du jury

Miss France, Malika Ménard, est venue apporter son rayon de soleil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le grand prix a été décerné à « Mother and child » de Rodrigo Garcia : trois femmes (Annette Bening, Naomi Watts et Kerry Washington) vont croiser leurs destins sans jamais vraiment se rencontrer alors qu’on attend cela pendant tout le film. Le spectateur sait ce qu’elles ignorent et c’est toute la force de l’histoire qui devrait arriver comme la trame l’y conduit. Mais dans la vie, comme parfois au cinéma, des grains de sables se fourrent dans la machine.

On aime ces femmes et leur rapport compliqué avec la maternité, on s’identifie souvent à elles et les larmes souvent ne sont pas loin, on frise le mélo en sachant cependant le désamorcer avant de basculer.

Parmi les stars présentes, Jeanne Tripplehorn, toujours aussi belle

 

 

 

... Diego Luna, acteur et réalisateur

 

 

 

 

 

 

 

 

Le prix de la critique, peut-être le plus recherché (il n’y a pas de prix du public) a été décerné à un film hors du commun : « Buried » de Rodrigo Cortès. Un seul décor clos pendant 94 minutes avec un seul personnage joué par Ryan Reynolds : nous sommes à l’intérieur d’un cercueil, enterrés vivants avec Paul Conroy sous une tonne de sable en plein désert Irakien. Pris en otages, nous tentons sans arrêt avec lui de communiquer avec l’extérieur. L’identification est parfaite, on a du mal à respirer et quand la lampe faiblit, on est pris de panique. De plus le téléphone portable se décharge à grande vitesse et les réseaux Irakiens sont très improbables, de plus, la notice est écrite en arabe!

C’est véritablement un exploit de tenir en haleine des spectateurs avec si peu d’éléments. Pourtant, jamais on ne s’ennuie, les rebondissements sont nombreux et la mise en scène qui pourrait paraître inrenouvelable, trouve sans arrêt de nouvelles donnes. Pourtant on est toujours dans le cercueil…

Allez voir ce film lorsqu’il sortira, vous ne verrez plus la mort de la même façon… et si vous êtes clostrophobes, peut-être guérirez-vous!

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~ par jeanpaulnoret sur 1 novembre 2010.

Une Réponse to “DEAUVILLE, 2ème week-end”

  1. BURIED sort mercredi 3 novembre sur les écrans français… N’hésitez-pas

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