CHINE : PREMIER CONTACT

Amateur de grands voyage, j’ai toujours hésité à prendre la Chine pour destination.

Vu ce qu’on sait et la vitesse à laquelle se développe ce pays, j’ai pensé qu’il était désormais essentiel d’y aller dès maintenant de peur de ne plus retrouver l’authenticité de cet empire légendaire.

Dès notre arrivée à Pékin, on a senti qu’il était déjà bien tard… Plus de vélos, même presque plus de deux roues motorisés, des voitures, des voitures, des embouteillages partout, malgré les six périphériques et malgré les transports en commun très performants et pratiquement gratuits !

Pékin, c’est New-York puissance dix…

Heureusement, les temples sont encore là pour nous replonger quelques siècles en arrière : le temple des lamas, le temple du ciel avec le plus grand Bouddha debout en bois du monde (on a construit la pagode autour de lui…)

Les tombeaux des Ming et la célèbre voie sacrée rappellent la puissance de cette dynastie (1368-1644).

Mais le but ultime de cette visite en Chine, c’est bien sûr «la Grande Muraille» !

On a l’impression de la connaître tellement on a vu d’images, mais pourtant on n’est pas déçu. Rien que cette excursion vaut largement le voyage. Je ne sais pas comment ont fait les guides touristiques pour présenter des photos sans personne…

Il faut aller au col de Badaling à 80 km de Pékin pour voir la partie la plus spectaculaire (mais aussi la plus fréquentée…) Épousant parfaitement le relief des montagnes, la muraille présente quelques montées impressionnantes (et épuisantes…) La descente est encore plus époustouflante et surtout elle met les genoux à rude épreuve.

La gastronomie nous récompense ici toujours de nos efforts, les nombreux thés (pour la soif, mais aussi une bière très douce et peu alcoolisée) les plats salés-sucrés présentés sur tables tournantes et surtout le fameux canard laqué spécialité de Pékin (pour la faim) ainsi que les deux spécialités de Xi’an, les raviolis garnis (nous en avons testé 21 différents…) et la succulente fondue chinoise.

Seul problème jusqu’à aujourd’hui, la clim un peu trop fraîche, en contraste avec un climat très chaud (38 °C) et souvent moite…

La Cité Impériale où a été tourné «Le dernier Empereur» (ça nous a donné envie de revoir le film) est encore plus grandiose qu’on pouvait se l’imaginer. Une journée ne suffit pas pour la visiter (c’est d’ailleurs la destination préférée des touristes Chinois, et ça ne facilite pas les choses…) L’évocation de la vie des concubines (plus d’une centaine, quelle santé ces empereurs !…) dans cette prison dorée fut particulièrement émouvante, une vie sans perspective que d’être soumise au bon vouloir de son maître et de survivre aux rivalités entre femmes.

Avant d’arriver à la cité interdite, il faut traverser la célèbre place Tien-An-Men, où la plupart des pouvoirs ont vacillé, le dernier en date n’étant pas si ancien, même si là, le pouvoir a su se maintenir en maniant habilement la carotte et le bâton. Le mausolée de Mao y trône en bonne place, ainsi que le portrait géant du grand Timonier.

Une nuit de train couchette plutôt confortable nous mène à Xi’an avec un climat très différent, une pluie presqu’ininterrompue. Ça ne fait rien, l’attraction essentielle, qui a elle seule vaut le voyage en Chine est sous abri : le tombeau du premier empereur Qin avec pour le protéger la fameuse armée enterrée.

Plus de 7000 statues en terre cuite grandeur nature, reproduisant exactement les traits de chacun de ses vrais soldats, ont été enterrées devant son tombeau et face à l’ennemi, comme pour le protéger même dans l’au-delà.

Un spectacle impressionnant, surtout qu’en entrant dans la première salle, on se retrouve face à une rangée d’une vingtaine de colonnes de soldats d’un mètre 80 qui vous fixent sévèrement. Passée la première surprise, on s’émerveille de la précision du détail dans chacune des statues. L’ampleur et la démesure de cette entreprise montre la puissance que devait avoir cet empereur, le premier à avoir réussi à unifier la Chine.

Un autre enchantement fut le spectacle de danses Tang le soir, une véritable reconstitution historique de ce que devaient être les spectacles présentés aux empereurs de Chine…


~ par jeanpaulnoret sur 20 juillet 2011.

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