Cannes 2012 : quelques films décalés…

Dans les projections privées organisées par les distributeurs pour les exploitants, j’ai particulièrement remarqué deux films au comique décalé comme je les aime :

Tout d’abord « les Kaïra » présentés par Gaumont de et avec Franck Gastambide, dont la fraicheur, la spontaneïté, les dialogues, le casting et surtout l’avalanche de gags ont été pour moi une récréation très agréable dans le sérieux général de la programmation Cannoise. D’ailleurs, lors de la présentation, Thierry Frémaux, délégué général du festival n’a pas dit autre chose, ajoutant simplement qu’il pensait que les festivaliers n’étaient pas encore prêt à accueillir ce type de film en compétition officielle.

Les acteurs étaient présents aussi à cette première projection, y compris Ramzy (et Jean Dujardin en supporter du film)

« Le dictateur » avec Sacha Baron Cohen (Borat), présenté par la Paramount est une autre respiration décalée par rapport au sérieux Cannois.

Un acteur fidèle à sa réputation avec des gags situés souvent en dessous de la ceinture. Un message politique à prendre au 118e degré (certains pensent qu’on pourrait le prendre au premier degré, mais c’est vraiment trop gros…) et des allusions non masquées à l’actualité brûlante (Libye, ONU, élections…)

Mais bien que Thierry Frémaux s’en défende, la sélection officielle commence à s’ouvrir à ces films provocateurs et un peu différents.

Preuve l’excellent « Paradis : amour » (j’ai beaucoup apprécié ce film…) de l’Autrichien Ulrich Seidl qui n’hésite pas à aller très loin dans la description du tourisme sexuel des grosses Autrichiennes bien mûres qui partent en Afrique pour se taper de beaux et jeunes garçons noirs.

Une mise en scène impeccable, avec des acteurs exceptionnels (surtout Margarethe Tiesel) qui de façon très réaliste présentent toute la complexité de leurs personnages. Les touristes passent du détestable à la tendresse et les autochtones passent de l’exploité à l’exploiteur…

La section « un certain regard » s’ouvre elle aussi aux films provocateurs avec le dernier opus de Benoît Délépine et Gustave Kervern (Les Grolandais de Canal +) : « le grand soir ».

Il faut voir Benoît Poelvoorde dans la peau du plus vieux punk à chien d’Europe ! Albert Dupontel n’est pas en reste lorsque son personnage est licencié, il va avec son frère (et sa mère, Brigitte Fontaine !) préparer la révolution…

Dans la même rubrique mais dans la section de la « Quinzaine des réalisateurs », on peut classer l’excellent « Adieu Berthe (l’enterrement de Mémé) », de Bruno Podalydès avec son frère Denis (toujours aussi génial), Valérie Lemercier et Isabelle Candelier.

Un humour décalé très efficace sur un sujet qui pourtant ne prête pas à rire, l’enterrement de la grand-mère… Mais c’est sans compter sur les trouvailles scénaristiques toujours très originales des frères Podalydès.

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~ par jeanpaulnoret sur 24 mai 2012.

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