Une lettre ouverte qui illustre parfaitement l’avis de nombreux Côte d’Oriens

Le Maire d’Aisy sous Thil vient de faire paraître une lettre ouverte au Président du Conseil Général qui reflète l’avis de nombreuses personnes que j’ai rencontées. Je la publie intégralement ci-dessous et m’y associe à 100 % :

 

Lettre ouverte à Monsieur le Président du Conseil Général de la Côte d’Or.

Monsieur le Président, j’ai pris connaissance du dernier numéro de Côte d’Or magazine et je suis consterné par la couverture du magazine.

Quelle image donnez-vous à ce si beau département ! La  photo d’un village gris cendre avec un titre menaçant qui annoncent l’apocalypse.  Vous le chantre de la ruralité, vous affirmez la défendre ; moi,  je la vis au quotidien.

Comme élu local, je milite pour cette ruralité sur le terrain, avec bon nombre de vos amis. Je peux vous assurer que nous avons une vraie solidarité qui dépasse de loin l’animosité politicienne  dont vous faites preuve à chaque instant et que vous  exprimez sans relâche. Cette obsession va jusqu’à diffuser vos points de vue par des envois réguliers de courriers aux 8354  élus municipaux en puisant dans les ressources du département.  Cette verve qui pourrait n’être que l’expression d’une opposition légitime devient une provocation qui ne peut qu’engendrer  clivage et détestation.

Faut-il vous rappeler que vous avez voté, en son temps, une loi qui faisait disparaître les conseillers généraux et les départements… Cette amnésie est-elle due à votre aveuglement ou à votre quête incessante du pouvoir ?

Vous dites aimer la Côte d’Or, je crains que, par-dessus tout, vous n’aimiez que vous-même. Cette intempérance nous oblige aux comportements pulsionnels : nous ne pouvons que vous aimer ou vous haïr. C’est ce que vos propos engendrent et c’est ce que ce dernier numéro de la revue départementale confirme.

Ce n’est pas cela la politique et ce n’est pas cela la démocratie. Permettez-moi de vous  remémorer ce qu’en dit le philosophe Paul RICOEUR : « Est démocratique, une société qui se reconnait divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité d’associer à parts égales chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions en vue d’arriver à un arbitrage ». Mais, peut-être que vous ne prisez pas cette philosophie ?

Avec l’expression de mon respect républicain.

Lionel JULIENNE,

Maire. Le 3 février 2013.

~ par jeanpaulnoret sur 11 février 2013.

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