Festival de Deauville, premières impressions

Six films visionnés lors de cette première journée, plus trois films déjà vus à Cannes ou dans des conventions professionnelles, le rythme commence fort, mais risque de rapidement se ralentir.

Premier contact avec les stars, c’est la séance d’ouverture avec « ma vie avec Liberace » en présence de Steven Soderberg et Mickael Douglas. Ce film, je l’ai découvert à Cannes, sans avoir rien lu sur lui avant le visionnement. J’ai mis un certain temps à reconnaître Mickael Douglas et Matt Damon, tellement ils sont physiquement transformés et tellement leur jeu est inhabituel. Ils étaient, d’ailleurs pour moi, les grands favoris pour le prix d’interprétation masculine (attribué à Bruce Dern qui est très bien lui aussi…)

Mickael Douglas et Steven Soderbergh

Mickael Douglas et Steven Soderbergh

Parmi les neuf films de ce premier jour, celui que je retiendrai, c’est « Elisabeth », un film de 1998 projeté dans le cadre d’un hommage à Cate Blanchett (film où elle a obtenu de nombreuses récompenses pour son interprétation de la Reine Elisabeth 1ère d’Angleterre), un film qui, à mon avis, lui rendait mieux hommage que « Blue jasmine », le dernier Woody Allen.

Woody Allen, je suis toujours un peu embêté pour en parler, car un homme qui a été capable de tourner des chefs-d’oeuvres comme « la rose pourpre du Caire » ou « Match point » ne peut être qu’un génie…

Cate Blanchett

Cate Blanchett

Pourtant ses derniers films, même s’ils sont très bien faits, m’agacent un peu en ne renouvelant pas ce personnage de looser maladroit et obsessionnel qu’il jouait autrefois et qu’il fait jouer maintenant par d’autres acteurs, et ici pour la première fois par une actrice.

Cate Blanchett est très bien dans ce rôle, mais par son débit verbal et ses névroses, on ne peut s’empêcher de voir Woody Allen en permanence…

Dans la compétition (les films indépendants) je retiendrai « A single shot », une fable écologique où le chasseur devient très vite le gibier et où les retournements sont fréquents. La violence et les armes, comme tout film américain qui se respecte, sont omniprésents.

Le jury, présidé par Vincent Lindon, aura à juger 14 films (2 par jour), il sera accompagné par un second jury présidé par Valérie Donzelli.

Je reprend la rédaction au milieu de cette seconde journée pour parler d’un autre film en compétition que j’ai beaucoup apprécié : « Shérif Jackson », un western très original, où l’on retrouve tout ce que l’on aime dans les bons westerns, mais aussi où l’on est sans arrêt surpris.

Je crois qu’il va falloir retenir le nom des frères Miller (Logan et Noah), leur film m’a beaucoup rappelé les premiers films des frères Coen (ce n’est pas un mince compliment…) Ed Harris, longs cheveux blancs, amateur des valses de Vienne et adepte des enquêtes scientifiques avant l’heure est l’improbable Shérif Jacson. Le film, à côté de l’aspect spectaculaire d’un grand western, soulève très habilement les problèmes du racisme, du fanatisme religieux, du machisme et de la corruption des notables.

Les freres MillerJe ne voudrais pas oublier January Jones, excellente dans la peau d’une fragile épouse qui va surprendre le spectateur jusqu’à la dernière seconde du film et Jason Isaacs parfait dans le rôle du méchant…

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~ par jeanpaulnoret sur 1 septembre 2013.

Une Réponse to “Festival de Deauville, premières impressions”

  1. A reblogué ceci sur dans la vaibz.

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